L’école regroupant les communes de Sablières, Dompnac et Saint-Mélany est menacée de fermeture à la rentrée 2026.
Cette situation s’inscrit dans une crise nationale qui touche de plein fouet les territoires ruraux.
Le point sur le contexte, les enjeux et la mobilisation en cours.
Un contexte national sous tension budgétaire
Depuis plusieurs années, les écoles rurales françaises subissent les effets d’une double pression : la baisse démographique d’un côté, les coupes budgétaires de l’autre. Pour la rentrée 2026, le budget de l’Éducation nationale prévoit la suppression de 4 000 postes d’enseignants à l’échelle nationale.
Une trajectoire qui, selon le Sénat, devrait entraîner la fermeture de nombreuses classes, en particulier dans les petites communes.
La France compte aujourd’hui environ 14 800 écoles publiques en zone rurale, accueillant près d’un élève sur cinq. Chaque académie est désormais invitée à réviser sa carte scolaire en intégrant ces suppressions. Dans ce contexte, les territoires comme le nôtre, peu peuplés et enclavés, sont les premiers concernés.
La carte scolaire en Ardèche
La baisse démographique — réelle — est utilisée comme justification principale des fermetures prévues. La carte scolaire pour la rentrée 2026 prévoit en Ardèche la fermeture de plusieurs classes, avec une diminution d’environ 535 élèves selon les chiffres de la direction académique.
Les syndicats enseignants, les parents d’élèves et des élus locaux se mobilisent pour dénoncer une logique purement comptable qui ne tient pas compte des réalités de terrain. Comme l’a résumé un inspecteur académique interrogé par la presse locale : « Derrière les chiffres, on ne voit pas le contexte dans lequel les élèves évoluent. »
Notre école : une situation critique mais pas sans issue
L’école intercommunale de Sablières, Dompnac et Saint-Mélany accueille actuellement 7 élèves. Pour que cette école ne ferme pas à la rentrée prochaine, le seuil à atteindre est de 10 élèves inscrits. Il manque donc 3 enfants.
Au-delà du seuil numérique, la fermeture d’une école en milieu rural n’est jamais qu’une simple question d’organisation scolaire. C’est un service public de proximité qui disparaît, souvent le dernier ancrage collectif d’un village. C’est aussi un signal fort envoyé aux familles sur l’avenir d’un territoire : une école fermée décourage les installations, creuse la désertification et accélère le déclin démographique qu’on lui reproche.
Et concrètement, si l’école ferme, les enfants auront un temps de trajet conséquent chaque jour et 6 emplois selon concernés.
Que pouvons-nous faire concrètement ?
Avec seulement 7 enfants aujourd’hui, atteindre les 10 élèves requis est un défi réel.
Les élus des trois communes continuent à se mobiliser activement pour faire valoir les arguments en faveur de son maintien.






